14 février 2021

Le Docteur Maudrux explique les mensonges et les enjeux énormes derrière l’Ivermectine

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Tribune du Dr Gérard Maudrux, après avoir été pendant 18 ans président de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF), ce médecin urologue continue à s’exprimer sur son blog dans le Quotidien du médecin. Médecin engagé puisqu’il a soutenu la demande de règlement temporaire d’utilisation pour l’Ivermectine devant le conseil d’état avec l’assistance de Me Teissedre. Il se retrouve aujourd’hui convoqué devant le conseil de l’ordre pour s’expliquer sur son blog. Dans son debriefing, il nous expliquait que les médecins avaient peur, qu’ils se taisaient. Avec son accord, nous reproduisons cette tribune qui traduit mieux que tout son engagement et sa liberté d’expression.

 

Les dernières attaques contre l’Ivermectine démontrent de manière spectaculaire les enjeux financiers qui sont derrière le traitement précoce et ambulatoire de la Covid, et la manière dont on manipule les Français.

Merck a ouvert le bal en dénigrant la molécule qu’il produit, et son communiqué sera mis en avant par tous les journaux et les autorités (on va voir pour l’ANSM) pour justifier une non utilisation. Le conflit d’intérêt est pourtant trop gros, mais lui ne sera pas mis en avant : le laboratoire développe 2 produits qui pourraient lui rapporter gros, alors que l’Ivermectine, tombée dans le domaine public ne rapporte plus rien. Si un jour l’Ivermectine devient LE médicament contre le Sars-Cov-2, ce sont des milliards et des milliards de pertes pour l’industrie pharmaceutique mondiale. Avec de telles sommes en jeu, tout sera fait pour que cela n’arrive pas.

On pouvait s’y attendre, le scénario que l’on a vu pour l’Hydroxychloroquine se reproduit.

DE LA TOXICITE

Il y a « un manque préoccupant de données de sécurité dans la majorité des études « selon Merck.

Alors je suis allé dans la base de données de l’OMS, Vigibase, qui recueille les données des centres de pharmacovigilance comme l’ANSM en France, de plus de 130 pays. En 30 ans, 175 208 effets indésirables pour l’Aspirine, 159 824 pour le Paracétamol et 4 614 pour l’Ivermectine. Sur plus de 4 milliards de doses prescrites sur cette période, cela fait 0,0001%. Depuis le début de l’année si on tape Corminaty (vaccin Pfizzer) on a 65 188 déclarations, contre 46 pour l’Ivermectine.

Alors je suis allé voir les publication de notre Agence de la sécurité du médicament. Dans son rapport du 11 janvier sur les effets secondaires des médicaments utilisés pour la Covid, l’ANSM signale 0 déclaration pour Ivermectine, contre 271 pour l’Hydroxychloroquine. Dans les 15 143 spécialités remboursées en France, dans la pharmacopée mondiale, je crois que l’on peut dire qu’il n’existe aucun médicament qui ait aussi peu d’effets secondaires. Alors pourquoi s’en priver quand il n’y a aucun risque et une présomption d’efficacité, tout en autorisant l’Aspirine et le Paracétamol qui ont 30 à 50 fois plus d’effets secondaires et sans efficacité recherchée ?

Si vous prenez 10 comprimés de Doliprane, recommandé par les autorités, vous pouvez mourir d’une nécrose du foie. Par contre vous pouvez prendre 50 comprimés d’Ivermectine 3 jours de suite et continuer à vaquer à vos activités quotidiennes sans problème.

Dans la littérature, on retrouve plusieurs études qui ont testé cette toxicité. J’ai cité plusieurs fois celle-ci, à 10 fois la dose habituelle, sans problème. Ce n’est pas la seule de ce type. Plusieurs enfants leucémiques ont été traités à 3 fois la dose multipliée par 15 jours, et même 6 mois, sans effet secondaire. 30 fois la dose (10mg/kg) ont été testé chez le chien sans problème. Dans cette littérature, on relève aussi que la plupart des effets secondaires signalés sont liés au relargage des produits de dégradation des parasites tués, et pour le Covid aux drogues associées comme la Doxycycline.

DE L’EFFICACITE

Jusqu’à maintenant les détracteurs ont surtout utilisé la première étude in vitro, prétendant que la concentration utilisée n’est pas reproductible chez l’homme. Je ne polémiquerai pas sur ce point car comme je l’ai déjà expliqué, qu’une étude in vitro soit positive ou négative, ne veut pas dire que ce sera positif ou négatif in vivo, tant il y a de facteurs inhibants ou facilitateurs qui vont intervenir. Ces études servent uniquement pour savoir si on peut essayer in vivo, cela a été fait, et maintenant il faut regarder les résultats chez l’homme, plus dans les boîtes de Pétri, sans intérêt, sinon pour manipuler et détourner l’attention.

Il y a ensuite une technique de décrédibilisation qui fait fureur, toujours pour manipuler : critiquer la forme, pour faire oublier le principal : le résultat. Ainsi le HUG, Hôpital Universitaire de Genève, a remis à jour sa note sur l’Ivermectine, très documentée. Prenons une des études les plus dense, celle de Elgazzar en Egypte, 600 patients. Ils ont vu grand pour comparer Ivermectine, Hydroxychloroquine, placebo. Pas facile de bien faire les choses pour atteindre la perfection méthodologique avec 600 patients tous différents et 6 cohortes.

Critiques : « Résultats en pré-print, non relus. Très faible niveau de preuves en raison du risque élevé de biais ( randomisation, mesure de l’outcome (résultat), absence d’aveugle, de contrôle standard). Séries comprenant Azithromycine, paracétamol, Vit C, Zinc, Lactoferrine, anticoagulants, stéroïdes chez les patients sévères,… (eh oui, on traite !). Pas d’infos sur la manière dont l’endpoint (point final) multiple a été analysé. Randomisation non efficace ( !!!). Le groupe contrôle comprend HCQ sans placebo. Présentation générale peu standard. Changement de prise en charge si pas d’amélioration après 7 jours (eh oui, on essaye de soigner efficacement !). Très faible niveau de preuves. » C’est tout pour les critiques, rien, rien, rien sur les résultats dans cette note d’ »information » ! Les résultats ? Pour les cas légers, 0/100 mort sous IVER contre 2 sous HCQ, et pour les cas graves, 2/100 sous IVR et 20/100 sous HCQ, soit mortalité divisée par 10. En prophylaxie, 2/100 contaminés dans le groupe IVER, 10/100 dans le groupe sans IVER, divisé par 5.

On peut toujours critiquer la forme, mais « les faiblesses d’une étude ne sont pas les faiblesses du traitement « écrivait un lecteur. Ce n’est pas parce qu’elle n’est pas « publiée « que les résultats sont mauvais ! Quand ce n’est pas randomisé, on dit qu’il faut randomiser, et quand c’est randomisé, on dit que c’est mal randomisé quand le résultat ne plait pas ! « Le groupe contrôle comprend HCQ, pas de bras placebo », eh bien oui, le critique n’a même pas vu que c’était une étude IVER versus HCQ, pour comparer les deux, et non une étude IVER versus placebo ! Incapable de voir ça, incapable d’interpréter si non publié, incapable de lire si « présentation peu standard »,… bref, critique incompétent, qui d’ailleurs ne semble pas avoir vu l’efficacité prouvée et indiscutable de l’Ivermectine. La dérive actuelle, on regarde la rédaction, pas les malades.

Pratiquement toutes les études citées par le document sont critiquées à 95% sur la forme et non sur le fond, ce qui permet de conclure, malgré des résultats que même un enfant de 5 ans trouverait évidents, que les preuves sont insuffisantes. Sans doute pas aussi suffisantes que celle du Remdsivir approuvé partout !

J’ai déjà donné mon sentiment sur les publications de AFP Factuel, de l’Inserm, de la SFPT dans un précédent billet. Cette semaine c’est au tour de Prescrire (qui reçoit également des subsides du Ministère de la Santé et de la pub des labos, bonjour les conflits d’intérêt) de manipuler les résultats de l’Ivermectine : « peu de résultats, pas de preuves d’efficacité », alors que toutes les méta analyses trouvent toutes une division par 5 de la mortalité et du presque 100% en prophylaxie !

Prescrire ne relève que 11 études sur une soixantaine pour sa « démonstration », les autres ne devaient pas aller dans le bon sens. 2 articles dits favorables pour donner bonne conscience, et 9 démontrant l’inefficacité.

Pour les seules deux études montrant l’efficacité de l’Ivermectine, la première, au Bengladesh, on critique quand même : « Les détériorations cliniques ont été moins fréquentes dans le groupe association : 8,7 % versus 17,8 % dans le groupe placebo, ces données ne permettent pas d’estimer l’effet propre de l’ivermectine, non associée à la Doxycycline».  Personnellement je prescris toujours les deux, et ça marche ! Ce n’est pas parce qu’ils sont associés que cela permet de faire croire et d’écrire que ni l’un (ni l’autre aussi je suppose) ne marche, malgré 2 fois plus de résultat !

La seconde est égyptienne, en prophylaxie, 340 personnes au contact de cas confirmés. 7,4% de cas probables dans le groupe traité contre 58,4% dans le groupe non traité. « Pas de procédure d’aveugle, … ce qui rend ces résultats cliniques très fragiles ».

Outre ces deux études, ils citent 9 études qui « n’ont pas montré d’efficacité de l’ivermectine sur l’évolution clinique de la maladie covid-19 «, sans aucun détail, qui prouverait l’absence d’efficacité.  Les études sont juste citées, non détaillées, et pour cause !

La première : 25 cas traités, 25 placebo.  64 % étaient asymptomatiques, moyenne d’âge 40 ans, le plus jeune 28 ans. Il est clair qu’avec des positifs jeunes et non malades, il est difficile de montrer que le traitement ne fait pas mieux quand tous vont bien sans traitement !

La seconde compare Iver + Doxy avec HCQ + Azi, et conclut que le premier est légèrement supérieur au second. Où est la démonstration de l’inefficacité dans une étude qui ne compare pas avec placebo mais compare l’efficacité de deux traitements ? 60 patients dans le premier groupe, 0 hospitalisation, 0 décès, 56 patients dans le second, 2 hospitalisations, 0 décès. Et cela ne marche pas ! 

La troisième, est très mauvaise et n’a pas sa place ici : mauvaise indication, 2×30 patients en réanimation et non en ambulatoire, avec problèmes pulmonaires, traités par Iver + Hcq + favipiravir + Azi. Dans le cocktail, lequel est actif, lequel ne l’est pas ? Les doses d’Iver sont insuffisantes, 0,2mg/Kg au lieu de 0,4mg, et malgré tout, 6 morts dans le groupe Iver au lieu de 9 dans le groupe sans, soit 33% des candidats à une mort certaine sauvés !

La quatrième, 30 patients seulement, contre 32 non traités. Population très jeune, 40 ans dans le groupe traités, 38,4 dans le non traité, dose trop faible (0,2 mg/kg une fois au lieu de 0,3 mg/kg J1 et J3). Donnez des doses faibles d’antibiotiques pour traiter une infection, vous verrez que cela ne marche pas. Eh bien ici, cela marche quand même : diminution de 20% de la durée des troubles malgré tout. Cerise sur le gâteau, les « non traités » étaient sous Doxycycline ! ! Et ont dit que c’est une étude sérieuse et que les autres ne le sont pas !

La cinquième, 72 patients, 3 groupes, Iver, Iver+Doxy, placebo, randomisée double aveugle. Conclusion des auteurs, je cite : « Une cure de 5 jours d’ivermectine s’est avérée sûre et efficace pour traiter les patients adultes atteints de COVID-19 léger », et Prescrire fait croire le contraire à ceux qui ne vont pas chercher l’article et ne lisent pas l’anglais scientifique !

La sixième, randomisée, double aveugle, 55 et 57 patients, cas légers. 0 morts dans le groupe traité, 4 morts dans le groupe non traité ! ! Efficacité redoutable et 4 sacrifiés sur l’autel de la randomisation.

La septième, randomisée, 70 patients, 48 légers, 11 sévères, 11 critiques, Iver + Doxy. Conclusion des auteurs : « L’Ivermectine avec doxycycline a réduit le temps de guérison et le pourcentage de patients qui progressent vers un stade plus avancé de la maladie ; en outre, l’Ivermectine avec doxycycline a réduit le taux de mortalité chez les patients graves de 22,72% à 0%… Dans l’ensemble, plus l’Ivermectine avec doxycycline est administrée tôt, plus le taux de réussite de la thérapie est élevé. »

La huitième, randomisée, double aveugle, 62 patients, 3 groupes, le troisième n’est pas placebo, mais Lopinavir/Ritonavir, et les deux premiers comparent 6mg et 12mg (Intra veineux donc réanimation). Conclusion : 12 mg plus efficace que 6 mg. Aucun intérêt.

La neuvième, randomisée, double aveugle, 2 x 12 patients, nombre ridicule, âge médian 28 ans, de qui se moque-t-on ? Donc patients qui n’ont pas besoin de traitement. On constate toutefois que l’Ivermectine divise par 2 la durée des troubles du goût et de l’odorat, 76 jours au lieu de 158 jours. Pas efficace ?

Voilà les 9 études citées comme démontrant l’ »inefficacité » de l’Ivermectine, alors que ce sont 9 études, randomisées, contrôlées, publiées, montrant indiscutablement l’efficacité du produit. Prescrire ment, manipule l’opinion, sachant que 99% des lecteurs n’iront pas voir les articles en anglais scientifiques, articles qui disent le contraire. Il n’y a qu’un mot pour qualifier cet article : MALHONNÊTE. Le rédacteur en chef et les propriétaires du journal feraient bien de se pencher sur le travail de l’auteur de cet article.

« Existe-t-il un Ordre des journalistes pour porter plainte ? »

Notre ministre de la culture, bien placée pour juger cela puisqu’ancienne ministre de la santé, qui veut couper les vivres à France Soir qu’elle accuse de Fake News, devrait bien se pencher aussi sur ces pratiques et comparer. Quant à moi, d’autres s’en chargent, je suis convoqué dans 3 jours au Conseil de l’Ordre pour m’expliquer sur ce blog, alors que je ne fais que reprendre des infos que l’on trouve partout, pour dire ce que j’en pense. Je ne fais rien d’autre.

« Le Covid ne tue pas que des gens, il tue aussi la liberté de réfléchir, de penser, de s’exprimer, mais pas de mentir. »

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