18 janvier 2017

La semaine sera longue, d’ici le 20 janvier...


La semaine sera longue, d’ici le 20 janvier... Une fois de plus USA-2016 devenu USA-2017 nous fait vivre au rythme de sa folie, de son angoisse, de son “Something Got to Give”, – “il faut que quelque chose se passe”, – comme si rien ne s’était passé jusqu’ici, comme si ce qui s’était passé jusqu’ici n’était pas suffisant. Je ne cesse d’aller d’un texte à l’autre, chacun détaillant à sa façon le “Silent Coup” si assourdissant, les “fuites” anti-Trump, l’insurrection inévitable samedi prochain, la “panique de l’establishment”, les agitations quasi-hystériques des “services”, les plans d’élimination, “légale” ou physique, de Trump... ZeroHedge.com vous donne des conseils sur ce qu'il importe de faire pour résister sans se faire prendre si quelque chose d'extraordinaire arrive le 20 janvier, à Washington D.C. Même le très sérieux ConsortiumNews de Parry (indiscutable “dissident” antiSystème, mais d’un professionnalisme impeccable, ennemi du sensationnalisme) publie en tête de son site un article de Daniel Lazare sur “Le plan pour faire tomber Trump”, l’auteur avertissant de son propre chef qu’une telle hypothèse n’est plus du tout l’exclusivité des paranoïaques et autres “complotistes”. (« Un “Coup” militaire est-il en préparation ? Ou bien les agences de renseignement US sont-elles en train de mettre en place l’environnement politique pour forcer Trump à abandonner la présidence parce qu’elles ne peuvent supporter l’abandon de la politique de nouvelle guerre froide contre la Russie ? »).

Incrédulité sans fin du chroniqueur devant cette série de spasmes du même événement qui ne cesse de cogner, de revenir à la charge, avec l’entêtement d’une tempête sans fin, et qui poursuivra jusqu’à ce qu’enfin l’essentiel de ce que nous attendons et espérons, et craignons tous confusément, avec plus ou moins de lucidité, d’angoisse et du sens de la métahistoire, – jusqu’à ce qu’enfin l’essentiel, qui est la Grande Crise d’effondrement du Système, se produise... Je pourrais aujourd’hui reprendre mot pour mot ce paragraphe du début de mon Humeur de crise-28, il y a un mois, neuf jours avant le vote du Collège Electoral, sans trahir en rien ni mon sentiment, ni le climat des choses, ni les événements, ni la véracité du récit métahistorique :

« L’Amérique est grosse d’une guerre civile ; et la nature n’attend pas : à un moment ou à un autre, il faut mettre bas, il faut accoucher du monstre... A chaque occasion où la tension monte au travers de diverses nouvelles éparses, – car aucun courant de communication de poids n’ose ou bien ne peut offrir la synthèse évidemment catastrophique de cette tension qui serait la vérité-de-situation exposée, – à chaque fois revient en moi la phrase sempiternelle : ”Jamais, jamais la tension n’a été si forte, jamais, jamais l’enfantement n’a semblé si irrésistible...” ; et chaque fois ressort dans mon souvenir, également sempiternelle, cette remarque de Lénine au soir du coup d’Octobre, selon Trotski : “Es Schwindle...” (“J’ai le vertige”)... »

... Je pourrais certes reprendre cela mot-pour-mot, mais je dois aller plus loin encore, car tout se jouera le 20 janvier, sinon tout se jouera plus tard, quelques semaines, quelques mois, mais dans la même séquence, dans la même dynamique. Nous sommes au terme du chapitre essentiel du grand récit métahistorique, et nous vivons cela jour après jour, heure après heure, sous nos yeux : “La colère des forces infinies m’effraie”, aurait pensé Pascal ; pourtant, il n’a jamais reculé devant les effets de son “pari pascalien”.

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