22 janvier 2023

Vaccins Covid : Cleveland Clinic et évaluation de l’efficacité des rappels

Cleveland Clinic est un très gros groupe hospitalier centenaire, de réputation internationale, avec des ramifications aux USA mais aussi au Canada, à Londres ou à Abu Dhabi.  Elle compte 65.000 soignants, qui nous intéressent ici, sur plus de 200 sites.

HISTORIQUE

L’histoire de cette institution remonte en 1921, avec la création d’un cabinet multidisciplinaire le 26 février à Cleveland dans l’Ohio, devenu petite clinique externe, puis hôpital en 1924. Cent ans plus tard c’est le premier système de santé international intégré au monde à but non lucratif, fournissant soins, recherche et enseignement. Toujours à la pointe, elle se dispute avec Toronto la première utilisation de l’insuline en 1922, ils ont inventé le premier dosimètre pour mesurer les doses de rayonnement administrées aux patients en radiothérapie. À la pointe sur le plan cardiaque, ils sont à l’origine des premières explorations radioscopiques des artères coronaires en 1958. Classée n°1 en chirurgie cardiaque sans discontinuer depuis près de 30 ans. Première greffe de larynx au monde en 1998, elle réalise chaque année près de 1000 greffes diverses, cœur, poumons, foie, reins,.. Premier accouchement après greffe d’utérus (2019). L’enseignement y est important, la clinique possédant ses propres campus et centres de recherche. Ici les premières années, et toujours au top, 100 ans plus tard dans la dernière décennie. Le privé peut être plus performant que le public.

En 1929, elle doit faire face à la pire catastrophe hospitalière de l’histoire des États-Unis, avec l’incendie du stock de radiographie, tuant 123 personnes (patients, soignants et visiteurs), avec les gaz toxiques de nitrocellulose. Tel un capitaine, dernier à quitter le navire dans un bateau en perdition, un des fondateurs de la clinique y laissera la vie en tentant de sauver nombre de patients. Cela n’a pas entaché sa réputation, la clinique a fait le plein dès le premier jour de sa réouverture.

Ce petit historique pour situer les auteurs d’une des dernières publications. Ce qui sort de cet établissement ne peut être que sérieux, de qualité, honnête.

L’ÉTUDE

Le but de cette étude était d’“évaluer si le vaccin bivalent contre le COVID-19 protège contre le COVID-19 “. Pour cela, la Cleveland Clinic a donc évalué l’efficacité du dernier vaccin bivalent en suivant tous ses soignants, relevant les contaminations en fonction du statut vaccinal.

Notons au passage, qu’il y a 13% de non-vacciné, ce qui permet de constater que dans ces établissements extrêmement rigoureux, il n’y a pas eu d’exclusion des soignants non-vaccinés, pensant que d’autres mesures étaient plus efficaces pour protéger les patients, et que cela n’avait aucune incidence sur les transmissions. Ce qui ne les empêche pas d’être favorables aux vaccins, comme on peut le lire dans l’étude. L’étude précise que le vaccin était « mis à la disposition des employés » le 12 septembre 2022, début de l’étude.

Notons également que la Cleveland Clinic fait remarquer que la composition du vaccin était parfaitement adaptée aux variants en cours pendant l’étude, à savoir BA.4/BA.5 de la variante Omicron. Les lignées BQ.1, BQ.1.1 et BF.7 sont apparues en fin d’étude, en décembre 2022, l’étude prenant fin le 12 décembre.

Parmi l’effectif des 51.011 employés entrés dans l’étude :

– 41 % (20 689) avaient eu un précédent épisode documenté de COVID-19, la moitié avec omicron (21%). 91% avaient été en contact avec la spike, soit par covid, soit par vaccination.

– 87 % étaient vaccinés et avaient reçu au moins une dose de vaccin, 83% deux doses, 53% trois doses, et 8% quatre doses ou plus.

– 13 % étaient non-vaccinés (dont 31% ont eu le covid, et 69% y ont échappé)

Dans les 13 premières semaines de l’étude, 2 452 soignants soit 5% ont contracté le COVID-19 pendant l’étude qui était assez courte, et qui doit certainement se prolonger.

Le résumé des résultats tient dans une phrase de la publication et un tableau : « Plus le nombre de vaccins reçus précédemment était élevé, plus le risque de contracter le COVID-19 était élevé ».

On constate la régularité de chaque courbe, l’apparition des infections est linéaire, aucune courbe ne se croise, le tout augmentant régulièrement dans le temps et dans chaque catégorie, avec 5% d’infections au total au cours de l’étude. Les moins touchés sont les non-vaccinés (2%), et les plus touchés sont les 4 doses ou plus (près de 6,5%). On a également l’impression qu’après avoir suivi le rythme des 3 doses pendant 2 mois, les plus de 3 doses accélèrent leurs contaminations, pour se détacher régulièrement et de manière significative.

Les auteurs reconnaissent que » l’évolution du virus du SRAS-CoV-2 nécessite une approche plus nuancée de l’évaluation de l’impact potentiel de la vaccination que lors de la mise au point des premiers vaccins »que « cette étude a révélé un effet protecteur globalement modeste du vaccin bivalent de rappel contre le COVID-19, chez les adultes en âge de travailler » et que « plus le nombre de doses de vaccin reçues précédemment était élevé, plus le risque de COVID-19 était important. « 

Ils ont calculé l’efficacité à partir d’un modèle, pour l’évaluer à 30 %, ce qui est trop faible pour empêcher une épidémie. Quand on sait de plus que cette efficacité diminue dans le temps et que B4 et B5 ont disparu et que les nouveaux variants sont encore moins sensibles aux vaccins, je vous laisse imaginer l’efficacité de ce vaccin administré aujourd’hui sur le BQ.1 qui domine la planète et ses successeurs s’il y en a.

AUTRE ÉTUDE

On peut rapprocher cette étude américaine avec une autre tout aussi récente, étude française, de Santé Publique France, qui compare l’efficacité d’un second rappel, par rapport à un premier rappel, tous deux avec la souche Wuhan.

 Les auteurs constatent que si le vaccin est efficace, le gain de protection du second rappel est inférieur à celui du premier rappel. Comme dans la première étude, les meilleurs résultats sont obtenus chez les patients ayant auparavant acquis une immunité naturelle par infection.

Leur courbe montre bien la baisse d’efficacité du premier booster dans le temps, ainsi que celle du second booster, qui part de moins haut. Le premier part de 70%, le second de 40%. Si on extrapole, on peut imaginer ce que donnerait un troisième booster : quasiment rien.

Cette étude a été faite par Santé Publique France, à partir de chiffres « collectés par le Ministère de la Santé »(source ?). Ils ont les chiffres, ce sont les leurs, ils savent donc ce que peut donner un rappel supplémentaire, surtout en tenant compte de la résistance supérieure et reconnue des nouveaux variants.

CONCLUSION

Ces deux études confirment de manière indiscutable ce que l’on savait déjà : PLUS ON VACCINE, PLUS ON A DE CHANCE D’ATTRAPER LE COVID. Ce n’est pas moi qui le dis, mais les chiffres et ces études faites par le premier groupe hospitalier mondial et par Santé Publique France. Dans ces conditions, il est manifeste que ces injections de matériel génétique n’améliorent pas nos défenses immunitaires, au contraire. 

Il fut un temps où les rappels renforçaient l’efficacité des vaccins, ici nous avons le contraire. Ceci est très certainement dû au phénomène ADE, avec production d’anticorps « facilitants », qui aident les infections suivantes. Je laisse le soin aux biologistes comme Hélène Banoun de vous expliquer par quels mécanismes (et autre article d’avant vaccination covid).

Cela doit aussi amener à se poser des questions à l’heure où on nous annonce de nombreux nouveaux vaccins à ARNm, y compris contre des maladies comme la grippe saisonnière et ceux qui ont fait leurs preuves depuis des années. Demandons-nous aussi pourquoi il semble qu’il y ait résurgence de nombre d’infections plus ou moins disparues ou stabilisées.

Il serait temps que les pro-VaxARN acceptent que les anti-VaxARN ne sont pas des anti-Vax, et qu’avec leur aveuglement, leur surdité et leurs mensonges, ils portent préjudice à l’industrie des vaccins en général, en particulier pour les maladies évitables par la vaccination. Sur le long terme, les vrais anti-Vax, ce sont eux. L’éternelle histoire de la paille et de la poutre.

Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? (L’évangile Saint Luc 6 :41 )

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