05 janvier 2023

Que se passe-t-il si la France sort du marché européen de l’électricité ?

Sur le marché européen de l'électricité, la ministre Olivia Grégoire a accumulé d'énormes bêtises en moins de 90 secondes. Analyse et discussion... 

Quelques bourdes de la ministre rectifiées par l’investisseur sans costume :

Olivia Grégoire : Le Portugal et l’Espagne sont sortis du marché européen de l’électricité.

Guy de la Fortelle : Espagne et Portugal peuvent fixer leurs prix (« caper ») sans y être contraints par le marché européen de l’électricité pendant 12 mois mais ils en font toujours partie. La population souffre de l’inflation plus que les Français. Fixer le prix de l’énergie plus bas permet d’atténuer cet appauvrissement.

Olivia Grégoire : Il y a un marché commun de l’énergie
Guy de la Fortelle : Il y a un marché commun de l’électricité. Pas de marché commun du gaz, du charbon, etc.

Olivia Grégoire : Portugal et Espagne sont autonomes en électricité au contraire de la France
Guy de la Fortelle : La France était autonome grâce au nucléaire jusqu’à ce que le covid justifie l’arrêt de la maintenance. Il y aurait sabotage ? La France est la plaque tournante du marché de l’électricité. Bruxelles a besoin que la France continue à être dans le marché commun de l’électricité. Pas l’inverse.

Olivia Grégoire : Si l’Espagne et le Portugal ont besoin d’importer de l’énergie, ça va leur coûter très cher.
Guy de la Fortelle : Le prix est tout simplement celui du marché. Il est le prix le plus cher possible, celui des centrales à gaz qui produisent de l’électricité pour compenser l’absence du gaz russe. Si le mécanisme du marché est cassé, on passe au dirigisme. Quand on sait que Bruxelles joue contre les intérêts des pays européens, au profit de l’Allemagne (NDLR : et des États-Unis où les industries allemandes envisagent de se délocaliser).

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