01 juillet 2014

Psychopathie ordinaire : Robert MUNDELL, l’inventeur canadien de la ruine des pays européens par l’€uro...

Robert Mundell : inventeur de l'outil d'asservissement des peuples, et même des gouvernements

Il file des jours tranquilles, entre son appartement de New-York et son palais en Toscane, avec sa femme Valérie, de 20 ans sa cadette, et leur fils (R. Mundell a 2 autres enfants d'un 1er mariage).

L'idée selon laquelle l'euro aurait échoué est dangereusement naïve. L'euro fait exactement ce que le géniteur des principes de l'euro ( et le 1% des plus riches qui en avaient soutenu le principe) avait prévu et planifié qu'il fasse.

Ce sont les recherches toxiques de Robert Mundell sur les devises et les taux de change, qui ont généré le modèle de l'union monétaire européenne et celui de la monnaie unique européenne.

Robert Mundell, canado-américain était résolu à trouver une arme qui pourrait balayer la législation gouvernementale et le droit du travail.

« Il est très difficile de licencier des travailleurs en Europe », se plaignait-il.

C'est presque pour son propre plaisir qu'il incita les plus riches des européens à créer l'Euro, et à priver les banques centrales gouvernementales de créer de la monnaie, comme c'est le cas aux USA.

" L'euro fera vraiment son travail quand la crise aura frappé. Le retrait du contrôle du gouvernement sur la monnaie empêchera alors l'utilisation des politiques monétaire et budgétaire keynésiennes par les vilains petits élus pour sortir une nation de la récession", promettait aux banquiers et aux multinationales ce charmant ennemi de la démocratie, Robert MUNDELL.

« L'euro mettra la politique monétaire hors de la portée des hommes politiques, et sans la politique budgétaire, la seule façon pour les nations pour pouvoir conserver des emplois est la surenchère dans la réduction des règles du commerce »,

On voit avec la multitude d'accords sur le commerce, dont le plus infect actuellement est celui dit TAFTA, de quelle façon cette stratégie monétaire était "la bonne" pour asservir tant les états souverains, que leurs citoyens.

Il cita, alors les lois du travail, les règlements environnementaux et, bien sûr, les taxes et les impôts. Tout cela serait éliminé par l'euro. La démocratie ne serait pas autorisé à interférer avec le marché ( ou avec la plomberie ).

Comme un autre lauréat du prix Nobel, Paul Krugman l'avait remarqué, la création de la zone euro violait une observation de base de l'économie concernant les « zones monétaires optimales ». Cette observation pratique avait pourtant été théorisée par Robert Mundell en personne.

Pour lui, ce n'était pas une objection qui tienne. Pour Robert Mundell, le but de l'euro n'était pas de faire de l'Europe une puissante unité économique unifiée. Son but était approximativement le même que celui de Reagan et Thatcher : la révolution conservatrice.

« Ronald Reagan n'aurait pas été élu président sans l'influence de Robert Mundell », a écrit Jude Wanniski dans le Wall Street Journal. L'économie de l'offre mise au point par Mundell est devenu le modèle théorique des Reaganomics, la révolution économique conservatrice - ou comme George Bush Père l'avait appelée : « l'économie vaudou » : la croyance magique en la panacée du libre-marché qui a également inspiré les politiques de Mme Thatcher.

Mundell explique qu' en fait, l'euro est fait d'une pièce avec les "Reaganomics" :

« La discipline monétaire s'imposera aussi bien que la discipline budgétaire sur les politiciens. »

Et quand une crise arrivera, les nations économiquement désarmées n'auront plus comme solution que déréglementer le droit du travail, privatiser les entreprises d'Etat en masse, réduire les impôts et d'envoyer les États-providence en Europe dans les égouts.

Ainsi, nous voyons que :

- le Premier ministre (non élu) Mario Monti exige la "réforme" du droit du travail en Italie pour rendre plus facile le licenciement pour les employeurs, comme Mundell voulait le faire pour les plombiers toscans.

- Mario Draghi, la tête (non élue) de la Banque centrale européenne, appelle à des « réformes structurelles » - un euphémisme pour l'écrasement des protections légales des travailleurs.

Tous deux citent la théorie nébuleuse selon laquelle cette « dévaluation interne » à chaque nation devra la rendre plus compétitive. En oubliant soigneusement de préciser que si toutes les nations de l'UE l'appliquent, cette « compétitivité » s'annule et que les seuls qui en profitent dans ce cas, ce sont les employeurs.

Monti et Draghi ne peuvent pas expliquer de manière crédible comment, si tous les pays du continent déprécient leur main-d'œuvre, que tous puissent ainsi acquérir un avantage concurrentiel.

Mais ils n'ont pas à expliquer leurs politiques ; ils n'ont qu'à laisser les marchés travailler sur les obligations de chaque nation. Par conséquent, l'union monétaire est la lutte des classes par d'autres moyens.

Loin d'échouer, l'euro, qui était le bébé de Mundell, a réussi probablement au-delà des rêves les plus fous de son géniteur.

A chacun de savoir maintenant, s'il considère que cet euro là, à l'image de cette Europe là, a apporté quelque chose de positif à l'humanité, ou si comme le souhaite Robert MUNDELL, cette monnaie unique a privé les états de leur libre arbitre en terme de politique économique et monétaire...

Gilles SONDEREGGER
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