16 janvier 2021

Un communiqué anti-vaccin de l’Ordre des médecins de la Charente sème le trouble

http://

Le dernier billet d’humeur du président du Conseil de l’ordre des médecins secoue la profession. Dans son communiqué interne du 13 janvier, Michel Bacquart, tacle la campagne de vaccination au Covid de la France. Morceaux choisis: "Le discours médical ne peut être fait d’injonctions. […] Instiller la peur ne peut être partie prenante dans la médecine."  "Il n’appartient pas au médecin de participer à on ne sait quels 'jeux olympiques de la vaccination’." Un autre passage prend carrément des airs de pamphlet anti-vaccin. "Ces traitements […] découlent soit de techniques nouvelles (sans aucun recul) soit de techniques récentes (avec un faible recul)."

— Asclépius (@medicalfollower) January 14, 2021

Interrogé sur ces lignes, Michel Bacquart évacue: "Il s’agit d’un communiqué interne au conseil de l’ordre, uniquement destiné aux médecins, je n’ai pas à le commenter dans la presse". Sauf que le texte a fuité. Publié en intégralité sur Twitter jeudi soir. Depuis, la publication fait la joie des anti-vaccins et conspirationnistes. "Il est heureux que des médecins se lèvent car eux seuls ont la possibilité d’arrêter cette folie sanitaire (refus traitements, confinement…).", salue ainsi un internaute.

Plainte au conseil national?

Les médecins charentais, eux, apprécient beaucoup moins. "Ce que le président écrit engage un peu sa profession, regrette Gilles Raymond président du syndicat MG (pour médecins généralistes) de la Charente. Je ne suis pas sûr que sa position corresponde à celle du Conseil national, ni à celle des médecins de terrains." Lui assure vouloir collaborer avec les autorités sanitaires. "Dans le département, certains médecins s’organisent et prennent du temps pour participer à la campagne. Le médecin doit délivrer une information, ça me paraît difficile d’être contre la vaccination par principe."

Le billet d’humeur a fait sortir de leurs gonds d’autres médecins. "C’est totalement à contre courant. Dans la période où on passe en couvre-feu à 18h, où on lance tous les centres de vaccinations, où la pandémie reprend rapidement. c’est choquant. Une plainte au Conseil national n’est pas exclue", charge un docteur, sous couvert de l’anonymat.

Source

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.