24 juin 2019

Les Québécois, rois des observations d'ovnis au Canada


On leur donne aujourd'hui le nom plus scientifique et sérieux de phénomènes aérospatiaux mystérieux (PAM) et les Québécois se sont avéré les champions de leur observation au pays selon le rapport publié par Ufology Research, qui indique qu'il y a eu 1101 observations - une moyenne de trois par jour - faites au Canada en 2017.

© shagharbourincident.wordpress.com/museum

Shag Harbour attire des visiteurs de partout qui viennent voir où un objet volant non identifié aurait disparu dans l’eau en 1967.Pas moins de 1101 objets, donc, en forme de sphères, de disques, de triangles et de boomerangs et les Québécois, qui ne représentent que 23 % de la population au Canada, ont fait 48 % de toutes ces d'observations, soit 518 objets.

Ufology Research note que le nombre d'observations de PAM signalées reste élevé. Le chiffre de 2017 se compare à ceux de 1132 en 2016 et de 1265 en 2015.

Des Québécois en émoi ou émerveillés plus que d'autres

Parmi les objets inexpliqués les plus bizarres en 2017, il y a celui aperçu le 23 septembre vers 20 h 30. Une dizaine de personnes ont vu un objet triangulaire rouge venant du nord-est s'approcher du village de Saint-Jean-Baptiste, au Québec, et s'arrêter au-dessus d'eux.

Avant de s'éloigner, le PAM est resté stationnaire pendant plusieurs secondes avant que ses lumières rouges ne s'allument, puis clignotent.

Toujours en septembre dernier, 10 campeurs au Québec ont dit avoir vu un objet en forme de pyramide qui flottait au-dessus de leur remorque et qui s'est arrêté dans les airs. Les campeurs disent que l'objet inhabituel planait au-dessus du terrain de camping et émettait une lumière rouge intense. Un moment plus tard, l'objet a volé hors de vue.

La présence plus forte d'organisations ufologiques au Québec, lesquelles recueillent les témoignages de ceux qui croient avoir observé des manifestations extraterrestres, expliquerait en partie le nombre plus élevé de déclarations dans la province.

Les phénomènes aérospatiaux mystérieux sont maintenant pris très au sérieux

Le Pentagone a reconnu en décembre dernier avoir financé jusqu'en 2012 les travaux d'une cellule secrète chargée d'étudier les PAM.

Le New York Times et le site Politico ont ainsi révélé l'existence de l'Advanced Aerospace Threat Identification Program, financé à hauteur de 22 millions de dollars par année par le Pentagone.

D'autre part, le New York Times a diffusé une séquence-choc, en décembre dernier, dans laquelle des pilotes d'avion de chasse F18 américains se montrent incapables d'identifier et d'intercepter un objet volant à 8000 mètres d'altitude.

C'est l'armée de l'air américaine elle-même qui a autorisé la divulgation de deux vidéos concernant cette affaire. Un des pilotes a affirmé que l'objet « n'était pas de ce monde ».



 
Un ministre et ancien astronaute canadien ouvert au phénomène

Le ministre des Transports et premier astronaute canadien, Marc Garneau, admettait pour sa part dans une récente entrevue qu'il verrait d'un bon œil une rencontre avec un visiteur venu du ciel.

« Si quelqu'un venait me visiter, je trouverais ça incroyable et excitant, mais je n'ai pas pensé à comment je leur dirais bonjour et puis bienvenue sur notre planète, lance-t-il avec une pointe d'humour.

Marc Garneau précise sa pensée : « Toutes les fois que l'on annonce la possibilité de quelque chose qui n'est pas expliqué, je trouve ça excitant, mais je suis aussi un ingénieur, alors il faut que je fasse attention. »

Les observations de grande qualité sont très rares

Environ un tiers des cas de l'année dernière avaient une explication logique, comme une éruption solaire, un drone ou une étoile filante. Un autre tiers des cas n'incluait pas suffisamment d'informations pour être étudié.

Mais 10 cas sur 1101 observations avaient un degré élevé de fiabilité et d'étrangeté, et sont ce que les chercheurs d'ovnis décrivent comme des « inconnues de haute qualité ».

Le cas du terrain de camping québécois, décrit plus haut, fait partie de la courte liste d'observation de PAM de haute qualité de l'année dernière, qui ne représente que 1 % de toutes les observations.

Parmi les autres exemples d'observation de haute qualité, il y a celle d'un physicien universitaire qui, avec deux autres témoins, a vu un objet en forme de « V » illuminé sur un toit d'un condo au centre-ville de Montréal.

Incident de Shag Harbour : la plus célèbre apparition d'un PAM au Canada

Le 4 octobre 1967, aux alentours de 23 h, Laurie Wickens et quatre de ses amis roulaient à travers la petite ville de Shag Harbour en Nouvelle-Écosse. Tout d'un coup, un objet de grande taille (une vingtaine de mètres de diamètre d'après les témoins) a traversé le ciel devant eux.

Cet objet en forme de bol portait quatre feux clignotants et suivait une trajectoire descendante d'environ 45 degrés. Il a fini sa course dans les eaux du port, où il s'est écrasé en produisant un éclair lumineux, ainsi qu'une importante déflagration sonore. Alertés, trois policiers ont aperçu, à 800 mètres de la berge, un objet flottant à fleur d'eau et émettant une lumière jaune.

Un bateau des gardes-côtes du port de Clark et plusieurs bateaux de pêche ont immédiatement été envoyés sur les lieux. Mais lorsqu'ils sont arrivés à l'endroit de l'écrasement, l'objet avait disparu.

La quantité de témoins, ainsi que leur crédibilité (policiers, gardes-côtes) permettent d'éliminer formellement la thèse du canular ou de l'affabulation.

 

RCI avec La Presse canadienne et la contribution de Manon Globensky, Patrick Masbourian et Marie-Claude Julien de Radio-Canad.

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