29 août 2020

Paris : un homme sauvagement agressé par deux « jeunes » aux cris de « Sale juif !



Les deux suspects âgés de 18 ans avaient insulté et roué de coups début août un père de famille dans un hall d’entrée d’immeuble, avant de lui voler sa montre.

[…] Interpellés mercredi et jeudi, les deux suspects âgés de 18 ans avaient au départ été renvoyés en comparution immédiate. Mais lors de l’audience vendredi, le tribunal correctionnel s’est déclaré incompétent pour les juger, après un couac de procédure.

[…] Les deux hommes avaient été condamnés en janvier 2020 à 5 ans de prison dont 3 ans avec sursis pour complicité de meurtre et violences aggravées notamment, dans un dossier datant de 2018. L’un d’eux a aussi à son casier deux autres condamnations de prison avec sursis.

estrepublicain.fr
 
C’est un déferlement de violences gratuites, de menaces de mort, de coups, de strangulations, d’insultes antisémites, « Sale juif! Sale fils de p…! Sale race! T’es un homme mort! On va te crever! ». David, la victime, 29 ans — « encore sous le choc, sonné » —, dit avoir « l’impression d’avoir vécu un viol ». « C’était un mauvais film dont je ne voyais pas la fin ». Il a déposé plainte.

Les faits remontent à jeudi dernier. « Je venais chercher ma fille de 7 mois chez mes parents, rue Archereau (XIXe), se souvient David. Ils la gardent pour les vacances. Deux jeunes hommes, parfaits inconnus, plutôt bien habillés, la vingtaine, ont surgi derrière moi quand je tapais le digicode. Ils se sont engouffrés avec moi dans l’ascenseur. Arrivés à l’étage de mes parents, ils m’ont sauté à la gorge alors que je sortais. J’ai essayé de crier. Je n’étais qu’à quelques mètres de la porte de leur appartement. Ils n’entendaient pas. Les portes sont épaisses ».

Le calvaire du jeune homme ne fait que commencer. « L’un m’étranglait tandis que l’autre me rouait de coups de poing. Puis ils ont ouvert la porte de l’escalier de secours et m’ont balancé. J’ai dévalé les marches. J’étais en bas, à terre. Ils sont revenus me rouer de coups et m’arracher ma montre au poignet et encore m’étrangler. Là, vous voyez la mort. Vous n’avez plus de force. Vous ne respirez plus. Vous voulez juste que ça se termine ».

La famille va appeler le commissariat du XIXe qui ne se déplacera pas.

(…) Le Parisien

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