30 juillet 2017

«Le fantôme de la petite fille nous attendait»


On est partis à la recherche d’esprits avec un expert et on a voulu aider le fantôme d’une petite fille à rejoindre la lumière. Cette expérience nous a fait vivre des choses assez loufoques et épouvantables.

Il arrive parfois des choses qu’on ne peut pas expliquer de manière rationnelle, comme des tableaux déplacés, le fait qu’on se sente observé dans une pièce vide ou le fait d’avoir des frissons dans certains endroits, comme dans la petite forêt de Trogen, dans le canton d’Appenzell. D’après les rumeurs propagées massivement sur Facebook, il y a quelques jours, elle serait hantée par des fantômes. «20 Minuten» en a fait le reportage.

Cette histoire m’a tellement intriguée que j’ai absolument voulu me rendre sur les lieux pour constater l’existence de fantômes en personne. Personnellement, je crois en l’existence d’êtres, d’esprits, voire de fantômes qui ne sont pas encore entrés dans la lumière et qui, par conséquent, errent sous forme d’entités énergétiques dans le monde des vivants. C’est en compagnie de Savi, un témoin, et du chasseur de fantômes et médium André Corell que j’ose m’aventurer dans le petit bois sombre.

«Elle veut qu’on la suive»

On est debout à l’orée du bois et on observe un chemin qui mène à un petit pont. Savi me raconte ce qu’elle a vécu à cet endroit, il y a une dizaine d’années: «J’allais à l’école tout près d’ici. A l’époque, on racontait qu’il y avait eu, des années auparavant, un accident de voiture ici, dans lequel une mère et sa fille avaient succombé. Depuis, le fantôme de la petite fille cherche sa mère et on peut même parfois l’entendre crier. Évidemment, j’ai eu envie de me rendre compte de cela par moi-même et, une nuit, je suis descendue jusqu’au pont.» Elle a tout de suite eu le sentiment de ne pas être seule. Le pont semblait bouger, bien que Savi se tînt immobile. Cette expérience l’a tellement marquée que la jeune femme, aujourd’hui âgée de 29 ans, ne voulait plus aller dans la forêt, jusqu’à ce soir.

Pendant que Savi me raconte son histoire, André Corell me dit subitement: «Oui, la petite fille est déjà là. Elle nous attendait et voudrait nous montrer quelque chose.» J’ai des sueurs froides et la chair de poule. Mais j’ai encore un doute quant au sérieux de tout cela.

Quelqu’un nous a devancés

Mais la petite fille semble déjà avoir trouvé sa mère, qui est apparemment debout près d’elle. Avant de les suivre grâce au don de Corell, on fait d’abord un exercice de protection, pour éviter que des fantômes et des esprits ne s’accrochent à nous plus tard et que je les ramène avec moi à la rédaction. Merci, mais non, merci.

Une fois arrivés au niveau du pont, j’ai, moi aussi, la sensation qu’on n’est pas tout seuls. J’ai effectivement l’impression qu’on nous observe. Le chasseur de fantômes nous raconte alors ce que la petite fille est en train de lui montrer. «Elle indique ce virage. C’est probablement ici qu’a eu lieu l’accident et que la voiture s’est retrouvée dans le fossé.» En fait, on est venus ici avec l’intention d’aider la petite fille à retrouver sa mère et de l’envoyer dans la lumière. Mais André Corell apprend de la petite fille qu’un homme, lui aussi médium, nous a manifestement devancés. En revanche, il perçoit encore un autre fantôme sombre, debout sur le pont, un garçon.

Un fantôme est rarement seul


Selon la description du médium, «le garçon a environ 11 ans. Il porte des vêtements sombres et saute sur les lattes en bois». Puis, il me demande de monter sur le pont. J’hésite un peu, mais je prends finalement mon courage à deux mains et pose un pied sur la première latte. Je tends doucement les mains devant moi, je ferme les yeux et traverse le petit pont. Une fois arrivée au milieu, je ressens un picotement dans les mains, comme si je n’avais plus aucune sensation. J’ai du mal à respirer, alors je m’arrête. «Les esprits se trouvent exactement là où tu es debout maintenant.» J’ai des frissons.

Entre-temps, la luminosité a baissé. On se met alors au travail, à savoir renvoyer les âmes perdues vers la lumière. André Corell allume une bougie et commence à parler au garçon et lui demande: «Comment es-tu mort?», «Pourquoi es-tu encore ici?», «Est-ce que tu n’as pas envie de retourner dans la lumière avec ta famille?»

«Les expériences paranormales ne sont pas données à tout le monde»

Apparemment, le garçon serait tombé de la falaise en jouant et se serait brisé la nuque en heurtant un tronc d’arbre avec sa tête. Il serait resté ici parce qu’il ne savait pas où aller. Selon Corell et après de longues minutes à essayer de le convaincre, il finit tout de même par oser aller vers la lumière. J’écoute avec une grande concentration les mots du chasseur de fantômes et me sens bien d’avoir pu aider une autre âme perdue. Mais mes doutes ne se sont pas complètement dissipés.

Pour finir, le médium fait encore balancer un pendule pour s’assurer que les esprits sont bien allés vers la lumière. Apparemment, ça a fonctionné. Alors, on ressort du bois. On s’éloigne du lugubre pont et de ses esprits en captivité. Evidemment, on ne sait pas si on était vraiment en contact avec des esprits ou si nous nous sommes nous-mêmes mis ces idées dans la tête. En définitive, chacun doit se faire sa propre opinion. Notre chasseur de fantômes, quant à lui, prétend: «Tout le monde n’est pas aussi sensible pour ressentir de tels êtres. Les expériences paranormales ne sont pas données à tout le monde.»

Source

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.