10 novembre 2016

Les habitants sont excédés, ils ont l’impression que cela ne va jamais s’arrêter...


Accueil des migrants à Maurepas : les élus... par leparisien

Prévenus au dernier moment, les élus déplorent de n'avoir pas été sollicités pour une meilleure organisation de l'arrivée des réfugiés du campement de Stalingrad dans leur commune.

« 850 personnes,c'est affolant...
Quand on m'a annoncé le chiffre, j'ai trouvé cela surréaliste ! » François Pupponi, le député-maire PS de Sarcelles (Val-d'Oise), ne décolère pas depuis que de nouveaux réfugiés ont été transférés, vendredi, en urgence dans sa ville, après le démantèlement du camp de Stalingrad à Paris. En juillet dernier, 280 réfugiés avaient été accueillis dans les locaux de l'ancienne maison de retraite le Cèdre Bleu. « Cette fois-ci, le chiffre est vraiment impressionnant. C'est un cas unique : il n'y a aucune autre ville en France où l'on a accueilli autant de migrants, dénonce le maire qui n'a été prévenu que la veille de l'arrivée des réfugiés. « Les habitants de Sarcelles sont excédés, ils ont l'impression que cela ne va jamais s'arrêter. La ville de Paris envoie chez nous ceux dont elle ne veut pas. »

Manque de transparence, précipitation, improvisation... les élus d'Ile-de-France concernés par l'arrivée des réfugiés sont nombreux, comme le maire de Sarcelles, à critiquer les méthodes de l'Etat.

C'est le cas de Grégory Garestier, maire LR de Maurepas (Yvelines), où 99 migrants ont trouvé refuge. Il s'est posté en travers de la route avec les membres de sa majorité vendredi, à 8 heures, pour empêcher les bus d'accéder au gymnase réquisitionné. « J'ai expliqué que le bâtiment était utilisé par près de 3 000 personnes par semaine dont des scolaires et des associations, explique l'élu. Pour éviter de pénaliser les usagers, j'ai proposé une solution de repli vers la salle des fêtes. Mesure acceptée après une heure de discussion. »

« Improvisation »

Et l'élu de déplorer : « Des salles occupées sont réquisitionnées alors qu'il existe partout de nombreux locaux vides. Tout cela est organisé dans la précipitation. C'est peut-être une stratégie pour éviter les manifestations d'opposants, mais j'ai le sentiment que l'Etat fait tout pour créer des crispations. »

Même écho du côté de Charlotte Blandiot-Faride, maire (PCF) de Mitry-Mory (Seine-et-Marne) où 130 réfugiés sont attendus en début de semaine prochaine dans un gymnase. « J'ai franchement du mal à comprendre comment tout cela est géré. Il aurait dû y avoir une réunion en amont avec les maires concernés. Si les migrants arrivent lundi ou mardi, je ne sais toujours pas comment cela va se passer. Ce qui m'inquiète le plus, c'est la pratique sportive des élèves du collège Erik-Satie situé juste en face. L'Etat réquisitionne un lieu mais ne propose aucune solution. »

S'il se félicite de la façon dont a été géré l'aménagement du gymnase réquisitionné dans sa ville et de la générosité de ses administrés pour proposer leur aide aux migrants, le maire (LR) de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), Jacques J.P. Martin, regrette lui aussi « l'improvisation et le manque de transparence de l'Etat vis-à-vis des élus ».

Enfin, certains s'interrogent sur l'intérêt de ces camps provisoires. C'est le cas de François Pupponi. « Si c'est juste pour rassembler les migrants avant de les répartir dans ces centres d'accueil, ils n'ont qu'à faire cela à Paris, réagit le maire de Sarcelles. D'ailleurs beaucoup sont déjà repartis vers la capitale. Et quand on va leur annoncer qu'ils seront redirigés vers le sud de la France, d'autres vont partir en courant. Dans trois semaines-un mois, on redémantèlera des camps et tout recommencera, c'est insoluble. »

Promigrants contre antimigrants à Marseille

Une contre-manif face à la manif. Un rassemblement antimigrants à Marseille a réuni samedi environ 150 personnes, tandis que 350 militants extrémistes antifa et promigrants leur ont fait face. Appelées par le maire des XIIIe et XIVe arrondissements de Marseille, Stéphane Ravier, une centaine de personnes, en majorité âgées, se sont réunies sous des drapeaux français et un drapeau corse devant la préfecture des Bouches-du-Rhône à midi. En face de cette manifestation antimigrants, séparés d'elle par des CRS, plus de trois cents militants pro-mondialisation criaient leur colère : « Cassez-vous ! Cassez-vous ! », derrière une bannière : « Migrants bienvenus, facho dégage ! »

Julie Bargeton, webmaster de 39 ans, n'en était pas à son premier rassemblement du genre. Agitant le drapeau français, cette « simple militante FN » avait déjà participé au défilé antimigrants de La Tour-d'Aigues le 23 octobre. « Je compatis à la situation des réfugiés mais je pense que la France n'a pas les moyens d'accueillir toute la misère du monde. »
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