06 septembre 2016

D’abord l’opposition, puis les faibles, et enfin les vulnérables


Je suis toujours surpris par le nombre de personnes qui ne connaissent rien ou n’ont jamais entendu parler des premières victimes des camps de concentration et des programmes d’euthanasie nazis.

Les premières victimes des Konzentrationslager, ou camps de concentration, ont notamment été les opposants politiques d’Hitler : les socio-démocrates, les intellectuels et les communistes.

« Les premiers camps de concentration ont été établis en Allemagne peu de temps après la nomination d’Hitler au poste de chancelier, en janvier 1933. Au cours des semaines qui ont suivi l’arrivée des Nazis au pouvoir, les SA (Sturmabteilungen, communément appelés les « chemises brunes »), les SS (Schutzstaffel ; la garde d’élite des Nazis), la police et les autorités civiles locales ont organisé des camps de détention en vue d’incarcérer les opposants politiques réels ou imaginaires du parti Nazi.

Les autorités allemandes ont établi des camps aux quatre coins de l’Allemagne afin de pouvoir détenir les masses de gens suspectés d’activités subversives. Les SS ont établi des camps principaux à Oranienburg, au nord de Berlin ; à Esterwegen, près d’Hambourg ; à Dachau, au nord-est de Munich ; et à Lichtenberg, en Saxe. A Berlin même, la Columbia Haus a accueilli jusqu’en 1936 les prisonniers qui faisaient l’objet d’une enquête de la Gestapo, la police secrète allemande. »


Aussi brutaux qu’ils aient pu être, ces premiers camps de concentration avaient pour objectif d’éliminer les opposants au régime. Nous ne devrions jamais oublier comment ceux qui ont su garder la tête froide ont été forcés à la soumission, comment leurs voix ont été tues, comment ils ont servi d’exemple à tous les autres.

Les premières victimes des camps de la mort ont été les handicapés, les personnes souffrant de déficience mentale, et les individus les moins productifs. Hitler a signé de sa propre main un arrêté demandant l’exécution des hommes, femmes et enfants à la charge des hôpitaux et écoles gérés par le gouvernement, ou placés auprès d’institutions privées. La raison pour laquelle ils ont été exécutés est que leur vie était perçue comme trop onéreuse, pas suffisamment productive, et comme un poids pour le peuple et l’Etat. Etaient aussi inclues les personnes atteintes de troubles qui aujourd’hui sont perçus comme soignables, comme la dépression. Si vous présentiez le moindre signe de faiblesse, on se débarrassait de vous, souvent brutalement, par inanition.

Pourquoi en avons-nous si peu entendu parler ? Il existe peut-être deux ou trois raisons à cela.

La première est bien évidemment que les plus faibles, comme c’est encore le cas aujourd’hui, ne peuvent pas compter sur beaucoup de monde pour prendre la parole en leur faveur face à un Etat en expansion et à des sociopathes. Existe-t-il quelque part un groupe de pression qui prenne la défense des pauvres et des handicapés, des malades et des faibles ? Les églises et certains groupes protestent parfois, mais sont facilement marginalisés et écrasés par les slogans et les insultes.

La deuxième est une triste vérité. Ces premiers meurtres de masse ont compromis une grande portion de la classe professionnelle allemande : avocats, médecins, infirmières, économistes, journalistes et intellectuels.

Les gens qui savaient ce qui se passaient approuvaient ou se contentaient de garder le silence. S’opposer à de telles politiques était une bien triste décision de carrière, puisque les opposants les plus bruyants ont commencé à être transportés vers Dachau dès 1933.

Au départ, la propagande allemande reposait énormément sur la notion que certaines personnes n’étaient pas vouées à vivre au sein d’une société économiquement et physiquement puissante. Lentement mais sûrement, les cœurs des Hommes se sont endurcis. Les besoins de l’Etat, qui était en réalité un gang de sociopathes imbus de leur personne et avides de pouvoirs et de richesses, sont vite devenus la plus grande priorité.

A compter de 1935, bien que leur persécution ait commencé en 1933, les homosexuels ont été officiellement considérés comme des membres improductifs de la société.

Dans l’esprit des Nazis, les hommes homosexuels étaient des hommes faibles et efféminés qui n’étaient pas capables de se battre pour la nation allemande. Ils les percevaient comme incapables de produire des enfants et de participer à la croissance de la population. Les Nazis étaient certains que les races inférieures produisaient plus d’enfants que les Ariens, et tout ce qui était susceptible de diminuer le taux de naissances allemandes était perçu comme représentant un danger racial.

Comme nous le savons tous, cette folie a culminé sur l’un des meurtres de masse les plus horrifiants de l’Histoire humaine, l’extermination des Juifs, et dans une certaine mesure, des Slaves. D’autres groupes non-Ariens ont également été décimés, notamment les tziganes. Il est difficile d’imaginer jusqu’où les choses auraient pu aller si la guerre n’y avait pas mis fin.

Les gens tendent aussi à oublier que les camps étaient aussi utilisés comme centres de travaux forcés. Les plus faibles ont été éliminés dès leur arrivée, et les autres ont travaillé jusqu’à l’épuisement dans les usines et dans le cadre de projets spéciaux. Les décisions prises avaient toujours un certain élément « pratique ». L’heure était au triomphe de l’utilitarisme et de la folie.

Comme tous les autres actes les plus terribles, tout n’a pas commencé par une seule décision ou un seul évènement, mais par une intolérance profonde envers les personnes et les idées différentes. Une fois cette intolérance ancrée dans la sphère politique, une volonté est née de se débarrasser des plus faibles, des plus vulnérables et de ceux qui n’avaient personne pour prendre leur défense. Une soif insatiable de pouvoir, d’argent et de sang s’est fait sentir. Les lois de Dieu et des Hommes ont été oubliées. Qui restait-il alors pour rester debout face au vent glacial qui soufflait sur les terres ?

Voici comment une nation et son peuple peuvent commencer leur descente vers le barbarisme et la bestialité : par un programme de mécontentement populaire, par le recours aux médias pour endurcir les cœurs et les emplir de peur, et enfin par la détermination de classes « indignes de vivre ». Par la marginalisation des pauvres, des vulnérables et des « autres ».

Certains se construisent une image romantique d’eux-mêmes et de leur groupe, se perçoivent comme plus forts et plus audacieux que d’autres, exceptionnels, tels des prédateurs méritant leur proie de droit. Avec le temps, ils deviennent corrompus, grotesques, et se transforment en bêtes.

C’est ainsi qu’évolue la soif de pouvoir. Elle ne satisfait qu’elle-même, et consume tout le reste.

Source
 
Pour info, tous les gouvernements de l'époque savaient pour les camps, ce, dès le début. Mais les USA et l’Angleterre finançaient la montée du nazisme et le réarmement allemand, la Suisse blanchissait l'or volé aux juifs d’Europe, business as usual...
 
Sous la "dictature rose", les modalités ont changé, humanisme de façade oblige, les antifas, les blackblocs, les no-borders et les islamistes jouent le rôle des SA et des SS... La chasse aux Français est ouverte, avec la bénédiction des politiques de tous bords, la francophobie est de mise...

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